Stage « BRONZE » au Burkina Faso

Stage Burkina faso 2

En février dernier, la Newsletter de l’Espace 361° proposait d’organiser durant l’été 2017 un  »stage de réalisation de sculpture en bronze » à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Nous avons été 3 à répondre positivement et avons été directement en contact avec une association et une famille de fondeurs burkinabés sur place avec lesquels toute l’organisation a été définie. Voici notre récit…

 

Nous sommes donc parties le 12 juillet dernier pour quinze jours.

Il est plutôt facile de se rendre à Bobo-Dioulasso. Un visa, un billet d’avion pour Ouagadougou, la capitale, puis un trajet de 5 heures en bus confortable et climatisé.

Nous avons choisi de loger dans une maison d’hôtes située à 20 minutes à pied de notre lieu de stage.

Notre objectif : réaliser une ou plusieurs sculptures à l’aide de la technique dite de la «cire perdue», une technique ancestrale.

Bamory TRAORE, dit Ladji, assisté de Miel et de Mokhtar, est notre «maître de forge».

Le premier jour, Ladji nous apporte une belle plaque de cire d’abeille de couleur vert foncé (comme du savon de Marseille). Notre matière première donc, à l’instar de la terre. La cire est dure. Pour la travailler, il faut l’assouplir soit au soleil, soit en utilisant des outils préalablement chauffés au brasero. Bon, ça s’apprend. En deux jours, vaille que vaille, nous prenons le coup.

Et au final, en 5 jours, nous arrivons à «sortir» 4 à 5 pièces en cire chacune. Après cette première phase, les forgerons prendront le relais. Ils rajoutent des  »tiges de coulage » en cire toujours sur les pièces, puis enduisent le tout d’un mélange fait d’argile, de

sable et de débris de jute. Cette phase, après séchage, pourra être renouvelée deux ou trois fois selon l’importance de la pièce. Les moules ainsi réalisés, il faudra les chauffer pour en vider la cire puis les cuire. Les moules seront alors prêts à recevoir le métal en fusion. Après refroidissement, les moules sont cassés, les pièces en bronze se révèlent et pourront

commencer les finitions avec meuleuse (pour enlever les tiges de coulage), rappes et papiers de verre.

Outre nos réalisations, nous garderons un immense bonheur de ce séjour. Nous avons vraiment apprécié travailler avec Ladji, dans sa manière d’être, d’expliquer, de mettre en ordre le déroulement de toutes les étapes, le tout avec beaucoup de disponibilité, une grande écoute, tellement de savoir faire et de professionnalisme … plus la gentillesse et la bonne humeur….!

Bobo-Dioulasso est une ville agréable, aux larges allées ombragées (flamboyants, fromagers, caïcedrats), ses habitants infiniment accueillants, volontiers francophones et francophiles. Au pays des « hommes intègres », on cultive aussi le « vivre ensemble », nous pouvons en témoigner.

Chantal Jaffrain, Florence Sartori, Nicole de Mortain

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